On entering the Bay of Gaspe, the scene before us was of the most animating description. It is a fine extensive bay, capable of containing a large fleet in the utmost safety. Several vessels were lying at anchor, and groups of boats, some stationary, and others under sail, were following their busy occupation of fishing in various parts of the bay. The town of Douglas is seated at the inner extremity of the bay, and, like most fishing towns, has rather a straggling appearance. The number of inhabitants is considerable, although widely scattered; and it is an extraordinary fact, that there are few or no Canadians among them; the principal part being from Guernsey and Jersey. They speak an unintelligible patois Jersey French.
Wednesday, 24 November 2010
Scenery in the St. Lawrence (1830)
Des langues et des noes - Titbits
accanté or canté means leaning, inclined
canter also means to list (of a boat), or to tip to one side
canté or acanté means with (in the sense of in company with, not in the sense of by means of)
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Riles d'étaé
Riles d'étaé - A new book of poems and songs in mainland Normand by Marcel Dalarun has been published by Magène and can be ordered from their site:
Marcel nous offre ici les derniers (sans doute) de ses plus beaux textes. Car le poète, désormais aveugle, n'écrit plus. Equilibrés pour les chansons, d'une vraie parole normande, d'une construction rigoureuse, ces textes vont vous suivre longtemps. A commander (12 euros seulement) dans notre boutique
Tuesday, 23 November 2010
La Saint Cliément - Saint Clement's Day
Today is Saint Clement's Day.
Dans les Pâraisses!
Un St.-Cliémentais s'en allait en Ville,Onze Trin'tais an lanchon
“Peste!” sé faîsait-y, “partout y n'y'ià qu'bo'e -
“Qué j'marche ichin ou là, j'èscryille, et j'èscryille.
“La route est ossi pière, qu'un qu'min dé clios.
“Vaîsin,” s'fît un autre, “tu vais en draite route,
“Tu n'as pon bèsoin dé crier si haût -
“Sièz-nous j'en avons unn' pièr dèsroute
“Ov nos quatre vrégies du pré souôs l'iaûe!” -
J'men fut tout d'un coup siez li l'trouvé,Lé Beurre
L'î d'mandé l'piaîsi de téléphôné
En Ville et à notr' anmin d'St. Cliément
De n'lûs jaînné pas d'aoutre dé la jument.
J'men r'vins siez nous et m'assiévit à la tablle,
Hélas! j'dis, né v'là t-i' eunne bouanne job.
Oprès avé bein diné, j'dis au domestique,
Quand tu s'sas ervenu d'la boutique,
Tu'ithas cherchi la Cocotte à Maufant,
Et, ma fingre, i' n'fut pas trop longtemps.
Mé v'là hors en ville ermené l'aoutre jument,
Etant termié ovec notre anmin d'St. Cliément.
Mais ailleurs, comme, par exemplye, à St. Cliément, ayant parcouothu (ou pûtôt voltilli) d'un but à l'autre dé la pâraisse j'n'ai peu trouver corps d'âme tchi pouvait m'enseigni d'l'înformation au sujet. evidemment qu'à St. Cliément nou-s-a compliètement oublié la couleu et la qualité de ch't'articlye. Et pis, ou savez, y'a tant d'fichus angliais dans ches parages-là qué l'pouorre fèrmi s'trouve forchi d's'en aller par ailleurs, ou du mains s'dêfaithe dé san bestchias faute dé pâtuthe à nouorri ses bêtes. Chein tchi n'est pon otchupé par des patates ou des tomates est peuplié par des angliais comme des lâpins dans eune dgéthanne!Ma Motor-Bike
Tch'est qui, un jour à St. CliémentLa Natuthe
Brûlait la route follâtrement,
Et fut la cause d'un accident?
Ma motor-bike.
Lé même jour à St. Cliément, lé Joe L'Mâsuthi 'tait à bâtonner des tomates dans iun d'ses clios au Stchez, en blianche braie (tithant sus l'vèrt), à c'mînse et un rouoge mouoché l'tou du co.Lé Roquit d'Rocqu'bert
- I n'y a rain d' êtonnant, nen-gua vraiment...The Ladies Quit Tomato Picking
Ah! chais pouor' chièr's gens du vier St. Cliément!
Mais à ch'teu, - bain-seue, je n'en sis pas mâri,
Nou n'vé pus d'Chorchiers dans l'Il' dé Jerri:
Lé mond' march' la gniet comm' lé jeu sans peux
Et nou n'est pus tint comm' aut'fais, par yeux!
Nos r'véla sans travas! J'nos taimes engagies, Lonôre et mé, siez un fermi d'St. Cliément, pour la saison des toumates. Oh! ch'n'est pas tant pour l'amour des sous, Djeu mérci, nous a ocquo tchiques rentes, la moindre soumme d'un sièxtounnyi - coumme ch't'ait pour ballyi s'cour ès férmiers qui s'plaignaient d'être a court de bras, et viyant que ch'tait “war time,” et que j'avais idée qu'l'odeu d'la terre f'thait du bin a ma fille.
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Monday, 22 November 2010
Conservez votre langue - Keep your language
Continuing the theme of the last couple of posts, here's part of a letter by Abraham Mourant, printed in the Chronique de Jersey in April 1874 and subsequently taken up by the Gazette de Guernesey.
...Le français, on doit le respecter, disait-on autrefois; mais ce vilain patois jersiais. Fi donc! Il était bafoué, honni. Nos jeunes citadins se bouchaient les oreilles pour ne pas entendre la langue de leurs pères: elle blessait leurs susceptibilités nerveuses. Les mères enseignaient l'anglais à leurs enfants: en un mot, sans trop s'en rendre compte, on travaillait à nous dénationaliser. Ne sait-on pas que lorsqu'un pays perd sa langue, il perd bientôt sa nationalité; aussi, il ne faut pas se lasser de répéter le conseil d'un proscrit: "Jersiais conservez votre langue, et vous conserverez votre nationalité."
A coté de ces défaillances, il y eut des hommes qui s'opposèrent à une tendance que j'appelerai anti-patriotique. A Guernesey, vous trouvez George Métivier, qui a dévoué sa vie à l'étude des langues anciennes et modernes. Dédaigne-t-il, l'idiome de son île? Non. Il en saisit les beautés, et les encadre dans de beaux vers. quel charmant petit volume que les Rimes Guernesiaises, Les Faucheux, l'Enfant sans mère, comptent parmi les plus belles productions du Rimeur du Caté.
Jersey eut son rimeur, son poète, dans la personne de M. Marett. Il a en grande partie à faire revivre parmi nous l'étude du patois Jersiais. auourd'hui beaucoup de plumes s'exercent à continuer son travail: mais aucune n'a atteint la pureté de diction, le naturel qu'on trouve dans la Fille malade, la Picagneresse, le Vier Garçon, et bien d'autres pièces que je pourrais détacher des Rimes Jersiaises...
"Brilliant literary group" - 1873
An 1873 issue of the Gazette de Guernesey praised a recently-published Jèrriais poetry collection and drew out some commentary on the importance of vernacular literature in the Channel Islands. Note how even a Guernsey newspaper could describe the Jèrriais writers of the period as a brilliant literary group.
La Nouvelle Année
Poésies Jersiaises
Poésies Jersiaises
Voici la sixième fois que notre savant et spirituel ami, A.A.L.G. publie sa brochure annuelle. Tout y est attrayant. L'imprimeur, M. Le Feuvre, a tenu à honneur de revêtir des plus belle grâces de l'impression les morceaux si bien tournés et si patriotiques du brillant groupe littéraire que Jersey a le bonheur de posséder. Ce charmant recueil est un petit cadeau d'étrennes que tout Jersiais devrait offrir à ses enfants.
Ceux de nos lecteurs qui ont eu l'avantage d'entendre M. le Gros faire sa belle conférence sur la Littérature normande et insulaire, connaissent l'étendue des moyens dont il dispose et sont à même d'apprécier son talent...
A.A.L.G. donne l'hospitalité aux vers de ses amis. Ainsi nous avons du "Saint Louorenchais," un talent exceptionnel aussi et bien connu à Guernesey, où il possède de vrais et nombreux amis, La Légende de St. Hélier, Jerri, le Vier Châté et la chanson qui suit...
Le sol et la langue ont une liaison mystique qu'on ne peut séparer. Il importe peu que la langue soit un dialecte, c'est toujours la voix de la patrie, et la seule voix légitime; un dialecte est une langue qui a eu des malheurs, et par cela même elle n'en est que plus intéressante.
On a posé la question. A quoi sert-il d'écrire dans les dialectes! Sans nous arrêter à l'inspiration qui pousse le poète à chanter et que des esprits prosaïques ne comprendraient pas, s'en moqueraient même, nous répondrons, selon le génie de notre race, par une autre question, - Qui voudrait voir Burns en anglais? Tam O'Shanter, le Cottar's Saturday Night, vivront aussi longtemps que l'Ecosse. Walter Scott connaissait toute la force de l'idiome sur le coeur national lorsqu'il faisait ses personnages parler en dialecte écossais.
Alors pourqui serait-il refusé aux compatriotes de Wace et à la langue, qui est la souche du Français moderne, de se perpétuer de la même façon. L'idée est d'un pédant pour qui le monde n'existe pas en dehors du Dictionnaire de l'Académie, il ne peut apprécier la Mireille de Mistral ni les Papillottes de Jasmin, c'est son malheur, mais il ne faut pas poser un éteignoir banal sur ces foyers de vie et de lumière; un peuple peut conserver le dialecte de ses pères et vivre pour ainsi dire en communion avec eux, tout en parlant correctement selon le style du jour de Londres et de Paris pour les besoins ordinaires de la vie. Il suffit de jeter les yeux à l'entour de nous pour constater que les hommes vaillants qui ont soutenu parmi nous l'honneur du vieil idiome sont précisément ceux qui comptent parmi nos meilleures plumes amglaises et françaises. Il suffit d'abord de nommer le vénérable George Métivier, puis le profond Lélius, qui se tait depuis si longtemps, A.A. Le G., le docteur L..., l'auteur de l'inimitable Souonneux, l'Anmin Flippe, Denys Corbet, Guilbert, muet aujourd'hui et plusiers autres.
Où en serions nous si M. Métivier n'avait dévoué sa vie à peindre notre passé en vers impérissables? Sans lui qui le connaîtrait aujourd'hui et dans quelle autre langue aurait il pu le dire. En vers français, vingt poètes en France en écriraient d'aussi bons, ces vers seraient perdus dans la foule et ne parleraient aucunement à nos coeurs. Il a écrit bien des pièces françaises et de fort belles, mais en fait on le cas de Ma Tante, de Nos viers accoints, de l'Enterrement? A quoi serviraient en français, la Fille Malade, la Picangneresse et le R'tou du Terreneuvi, sans l'idiome ces phases d'existence nationale seraient perdues.
Non, l'un ne peut aller sans l'autre, même tout sentiment à part et dans un point de vue utilitaire. Si le dialecte se meurt, ces poésies, si naturelles, sont la chaîne qui reliera le passé au nouveau. Si notre idiome est destiné à périr, qui peut estimer trop la valeur de mots ainsi conservés pour les archéologues futurs?
Si l'Irlande eut cultivé sa langue si riche elle n'en serait pas où elle est aujourd'hui, un pays perdu à jamais par rapport à tout ce qui constitue une vie nationale. Les Gallois montraient l'exemple, les montagnards écossais chérissaient leur gaëlique. Moore n'en a conservé que sa vieille musique si triste et si touchante, quelle serait la vertu de ses vers sur des coeurs irlandais s'il les eut écrits dans la langue maternelle. Peut-être il ne le pouvait déjà pas; voudrait-on qu'il en fut de même de nous?
La langue c'est la patrie; patrie grande ou petite, langue ou dialogue peu importe; à ce son on se reconnaît.
Rimes et Poësies Jersiaises
Rimes et Poësies Jersiaises, the 1865 anthology of Jèrriais poetry, is accessible online via Google Books or Wikimedia Commons:
- Rimes et Poësies Jersiaises (Google Books)
- Rimes et Poësies Jersiaises (Commons)
As an early attempt at literary evaluation of writing in Jèrriais, it is invaluable, but obviously Abraham Mourant's 19th century value judgments would not necessarily be ours today. Still it's the first call for anyone looking at the development of Jèrriais literature, and wider availability online should aid the study of Jersey's vernacular writing.
Eisteddfod
Y'e eune mention d'l'Eisteddfod siez Magène. Èrgardez étout les nouvelles entouor l'nouvieau CD.
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Sunday, 21 November 2010
Eisteddfod
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Saturday, 20 November 2010
Wolf-hunting and wild sport in lower Brittany
Wolf-hunting and wild sport in lower Brittany, by EWL Davies and published in 1875, contains, naturally enough, some discussion of the Breton language, but also offers a couple of references to Jèrriais:
The man's countenance, however, had more of the knave than the ruffian in it, with something about the glint of his eye, expressive at once of broad humour and intense cunning. I was so attracted at first by his extraordinary costume that for some moments I did not observe his face ; but when at length I looked up and caught his eye, and then heard him address St. Prix in that broad franc-patois peculiar to Jersey, I immediately recognised the individual as a livery-stable keeper, with whom I had had occasional dealings during my sojourn in that island. He, too, recognised me, and lost no time in making the fact known by asking how a bay horse had turned out that he had sold me the last time I had visited his stables. " I have come to this country," he said, " to attend some horse-fairs at Rostrenan, Chateaulin, and Morlaix ; and, with a bit of luck, I hope to pick up a string of useful cobs that will sell well at Southampton ; for, that is my market now, not St. Hellier's, where a lot of fellows have congregated who can't afford to pay for a pint of shrimps."
(...)
Some hours elapsed ere an answer was returned by Johnson, but at length it came, written fluently in Jersey-French, and expressing his gratitude in terms so extra-deferential, that St. Prix could not forbear shrugging his shoulders as he read it; as if there was something beyond his comprehension, something very unlike the independent manner of an English gentleman in the whole style of the note.
Friday, 19 November 2010
Eisteddfod
Very good performances from the boys and girls today at the Eisteddfod - the Jèrriais competitions are being held this year at Saint Ouen. Prizes and certificates were awarded according to the marking, and the cup for choral speaking was won by the Jersey College for Girls team. There are two evenings of adult competitions to come, and winning juniors will have a chance to perform their successful pieces for the audience on Saturday evening.
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Thursday, 18 November 2010
Dictionary addenda
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